Abbaye Notre Dame de Timadeuc

Avril 2012
« Un sourire coûte moins cher que l’électricité mais donne autant de lumière » Abbé PIERRE
Dimanche 1er
:
Dimanche des Rameaux et de la Passion.
Un temps splendide nous
donnait comme un avant-goût de la Jérusalem
d’en-Haut. Cette année, nous introduisions une
petite
innovation liturgique : la bénédiction des
rameaux se
fait à l’extérieur du
monastère
(extra-muros) entre la route et le porche
d’entrée…
Une réussite ! Au départ de la procession, les
grandes
portes s’ouvrent au chant de : « Ouvrez-vous portes
éternelles, qu’Il entre le Roi de gloire !
» Quel
beau rite symbolique pour nous faire « entrer »
dans la
Grande Semaine !
Ce même jour, sous la houlette de l’intrépide et discrète Anne RUAULT, une quarantaine d’étudiant(e)s rennais apporte un air de jeunesse et de joie à notre assemblée dominicale.
Mardi 3 : Père Benoît
et Frère
Etienne participent à la messe chrismale
à Vannes, autour de notre évêque, Mgr
CENTÈNE.
Triduum Pascal
: Comme chaque
année, l’hôtellerie accueille de
nombreux
retraitants – une cinquantaine - de toute la France et
même
de l’étranger (une protestante allemande) : des
familiers
et des nouveaux venus qui apprécient la
sobriété,
la qualité et le recueillement des
célébrations.

Jeudi 12 : En
soirée, Père
Benoît
nous projette quelques photos de son récent voyage
à
Madagascar où il s’est rendu pour faire la
connaissance
des sœurs d’Ampibanjinana dont il est devenu le
père
immédiat depuis son élection.
«
Accompagné de Mère Michaël,
j’ai
découvert un pays splendide et des habitants accueillants.
Le
trajet pour aller de Tana à Fianar nous fait passer par des
contrées aux paysages et aux reliefs variés. La
route
appartient à tout le monde : aux automobilistes, bien
sûr,
mais aussi aux gens qui marchent en bordure ou qui poussent des
charrettes parfois bien remplies à la main, aux attelages de
zébus, aux poules, etc… Les
agglomérations
foisonnent de vie, de couleurs et de mouvements. Les sœurs
vivent
dans un endroit magnifique, vraiment propice à la vie
contemplative. Leur jeunesse, leur fidélité aux
offices,
leur naturel à faire la fête fait vraiment du bien
à qui vient vivre quelques jours à
l’abbaye. Elles
fabriquent des nougats et des gâteaux délicieux
qui leur
permettent de vivre. J’ai eu l’occasion de
rencontrer aussi
les frères de Maromby qui forment eux aussi une belle
communauté pleine de vie. »
Vendredi 13 : Michaël, déjà venu en septembre dernier, fait un nouveau stage de 15 jours au noviciat.
Samedi 14 : L’hôtellerie accueille les membres du Consistoire de Bretagne (Eglise Réformée de France) pour deux journées de récollection. Icelle est animée par la pasteur Agnès VON KIRSCHBAR.
Dimanche 15 : En soirée, au chapitre, nous faisons plus ample connaissance avec Madame la Pasteur. Originaire d’Allemagne de l’Est, sa famille a dû résister d’abord au nazisme, puis au communisme en y payant le prix : emprisonnements, déportations et leurs funestes cortèges. « La foi a un prix, dit-elle, et elle procure la joie. ». Elle a passé 20 ans à Taizé au service des jeunes. Membre du Groupe des Dombes (20 théologiens catholiques et 20 théologiens protestants), elle est émerveillée du travail de réflexion qui s’y fait. Les questions les plus épineuses sont abordées avec franchise et l’intelligence du cœur. « Autour de l’Eucharistie, dit-elle, nous vivons le même mystère avec des langages théologiques différents. Nos traditions ecclésiales peuvent nous séparer ou, au contraire, nous enrichir ». Elle poursuit : « Des différences existent, c’est certain mais l’unité est possible. C’est avant tout une attitude spirituelle à cultiver et à vivre, à condition de s’adapter les uns aux autres et de donner le meilleur de soi-même. » Actuellement, Mme VON KIRSCHBAR est en ministère paroissial en région parisienne où elle constate que 15 à 20% des enfants de sa banlieue ne mangent pas à leur faim.
Lundi 16 : Le Père Bernard
SESBOUÉ,
jésuite, nous donne une session de théologie et
d’ecclésiologie. Il aborde un sujet complexe,
parfois
délicat, toujours sensible :
l’infaillibilité du
Pontife Romain et du Magistère… Son approche
originale,
bien documentée, se révèle
libératrice et
éclairante… Un tel éclairage permettra
sûrement des avancées dans le domaine
œcuménique. Si vous désirez creuser
cette question,
je vous conseille la lecture de son livre qui paraîtra
prochainement. Le Père SESBOUÉ nous a fait
bénéficier de l’ébauche de
cet ouvrage par
cette session.

Mercredi 18 : Père Benoît s’envole pour le Maroc où se tient une réunion régionale importante pour Abbés et Abbesses (RECIF) au petit monastère cistercien de MIDELT (4 frères), prolongement de Thibirine.
Dimanche 22 : En l’absence de Père Abbé, notre Prieur, Frère Yvon, grand admirateur et bon connaisseur du Père Urs VON BALTHASAR nous fait une belle causerie intitulée : « Mozart, Barth, Balthasar » : ‘‘Leur commune passion pour Mozart de ces deux géants de la théologie, réformée et catholique, a certainement contribué à féconder leur dialogue et leur a permis de « croiser le fer de leur plume », pacifiquement mais dans la vérité, au service de l’œcuménisme.’’ Ce même jour, frère Irénée a été hospitalisé à la Polyclinique de NOYAL-PONTIVY pour la pose d’une prothèse à la hanche droite ; Opération réussie et dès le mardi, il fait ses premiers pas… Il poursuit sa convalescence à COLPO.
Jeudi 26 : Notre Abbé, devenu grand voyageur devant l’Eternel, rentre du Moyen Atlas marocain. Je lui laisse la plume : « Tout comme Madagascar, le Maroc est un beau pays. Nous avons reçu un accueil chaleureux de nos frères de Midelt qui vivent dans un joli monastère au milieu de la population musulmane. Dans le cadre de notre conférence régionale, avec les abbés et abbesses présents, nous avons eu des partages très intéressants autour de ce que vivent nos communautés. »
Samedi 28-Dimanche 29 : « Les diacres du diocèse de Vannes et leurs épouses, les candidats en 2ème et 3ème années de cheminement des diocèses de Vannes et de Saint-Brieuc/Tréguier se sont retrouvés à l’abbaye pour leur récollection annuelle. Ce week-end, regroupant une soixantaine de personnes, était animé par le diacre Pierre FAURE, jésuite, du Centre Spirituel de PENBOC’H (Arradon), qui a su développer avec beaucoup de compétence, de simplicité et d’humour le thème : « Prière et Action ».Ce fut un grand moment de contacts et d’échanges amicaux entre les diacres, leurs épouses et ceux qui cheminent…

Le dimanche, à 16 heures, au cours d’une célébration présidée par le Père Maurice ROGER, vicaire général et responsable des diacres du diocèse de Vannes, étaient institués aux ministères de la Parole, de la Prière et de l’Eucharistie 3 candidats au diaconat, en 3ème année de formation et qui pourraient être ordonnés en fin d’année. Ce fut un week-end très riche en tous domaines, y compris pour la participation à l’Eucharistie et à certains offices avec les moines de Timadeuc. » écrit Raymond PASCO, diacre permanent à Réguiny et familier, avec son épouse, de l’abbaye.
Samedi 28 : Pierre FAURE est invité au chapitre à nous parler de son itinéraire et surtout de son ministère. Il est un peu un cas atypique dans la Compagnie de Jésus, en ce sens qu’il n’est pas prêtre. Par choix et conviction, il a voulu demeurer diacre : « Le ministère diaconal est très peu reconnu dans la vie religieuse apostolique en France » dit-il. Il a travaillé 17 ans au CNPL (Centre National de Pastorale Liturgique) puis fut propulsé à la direction de PENBOC’H, sans savoir accompagner les fameux Exercices de St Ignace, reconnaît-il humblement. Il souligne que ça fonctionne plutôt bien ! Une des caractéristiques de PENBOC’H, par rapport aux autres Centres Spirituels jésuites, c’est le nombre important de laïcs capables d’accompagner des retraites ignaciennes, suivant les différentes formules : de 1 à 30 jours. Tous bénévoles, issus en général des Communautés Vie Chrétienne (CVX) bien formés, PENBOC’H peut compter sur une trentaine de laïcs. Quelle chance ! Quelle grâce ! Et quelle belle espérance pour l’avenir de l’Eglise !
Dimanche 29 : Dimanche du Bon Pasteur et Journée de Prière pour les Vocations. Père Benoît, accompagné des frères Michel, Laurent et Emmanuel-Marie, se rend à l’abbaye Saint Michel de KERGONAN pour la dédicace de la nouvelle église des sœurs bénédictines. Ce fut une célébration magnifique pour tous ceux qui y participèrent.